Pages

Gaza. La jeunesse palestinienne sombre dans l’abîme

Do Alencontre, 29 de setembro, 2017
Par Cyrille Louis

Fin novembre-début décembre 2016 s’est tenu à Ramallah, la «capitale» de l’Autorité palestinienne (AP), le dernier congrès de ce qui porte encore le nom de «mouvement de libération nationale palestinienne». L’AP a affirmé son «contrôle» et, en même temps, son déclin manifeste, qui n’est pas nouveau. Les «accords d’Oslo» – la «négociation» continue, sans résultats, si ce n’est la collaboration plus étroite et subordonnée entre les services de sécurité de l’Etat sioniste et ceux de l’AP – marquent le début de ce déclin. Même si des «observateurs» les ont vantés initialement.

Le fractionnement accru entre la Cisjordanie et Gaza – fruit de la politique du gouvernement israélien et des affrontements internes, multiples et souvent claniques, au sein du «mouvement palestinien» – a scellé la fin d’une représentativité effective des besoins de la population palestinienne. Les gains obtenus en termes de «représentativité» à l’ONU étaient mis en relief dans les médias occidentaux et la diplomatie. Ils fonctionnaient comme une fausse fenêtre pour la population de Cisjordanie occupée, colonisée (colonisation de peuplement, en plus) et de Gaza, vaste prison à l’air «libre», pour reprendre une formule acceptée largement aujourd’hui. Une prison encore plus verrouillée depuis l’accession au pouvoir du maréchal Sissi en Eygpte. Ce dernier a complété le blocus de Gaza depuis 2015 – qui existait déjà depuis 2007 – entre autres en établissant une «zone tampon» de 10 kilomètres.

Ce qui conduisait la CNUCED, dès cette époque, à affirmer dans un rapport: les «travaux» effectués par le pouvoir égyptien, les années de blocus, les trois opérations militaires d’Israël contre Gaza et sa population, qui ont laminé des infrastructures déjà chancelantes, vont rendre inhabitable ce territoire de 360 km2 où s’entassent quelque 1,8 million de Palestiniens et Palestiniennes, au plus tard dès 2020.

La politique de l’Etat sioniste visant à contraindre à l’émigration le plus grand nombre de Gazaouis disposant d’une formation se concrétise, parallèlement à l’essor de la construction de colonies en Cisjordanie. Ce reportage d’un quotidien de droite comme Le Figaro, en date du 29 septembre, illustre, à sa manière, la tragédie quotidienne vécue par la population de Gaza, en particulier sa jeunesse qui constitue la majorité de la population. (Rédaction A l’Encontre)

Nenhum comentário:

Postar um comentário